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Jean-Marc Deromedi, ancien élève de l’IFS, et à présent, Président du Conseil Exécutif

mardi, 13 avril 2021

Dans le cadre des 20 ans de Lepetitjournal.com, Jean-Marc Deromedi, président du conseil exécutif de l’IFS, a été interviewé par Le Petit Journal pour partager ses expériences et ses souvenirs de ses nombreuses années à Singapour. 

 

Arrivé à Singapour à l’âge de 14 ans, ancien élève du Lycée Français de Singapour, Jean-Marc Deromedi est parti en France pour ses études supérieures, avant de revenir développer l’entreprise familiale dans le design d’intérieur durant plus de 20 ans. Se sentant très Français, il s’est engagé au fil des années au sein de la Chambre de Commerce (FCCS), des Conseillers du Commerce Extérieur (CCE), de la Fondation Prince Albert II de Monaco pour l’environnement, ainsi que de l’International French School (Singapore) dont il est aujourd’hui Président du Conseil exécutif.

Retrouvez ci-dessous un extrait de l’interview :

 

Deromedi Jean MarcQuels souvenirs gardez-vous de Singapour à votre arrivée ? Dans les années 2000 ? 

Lors de mon arrivée en 1989, nous avons emprunté l’ECP. Je crois que je me souviendrai toute ma vie de la montée sur ce pont majestueux avec la City en toile de fond. La suite était moins majestueuse… Il faisait trop chaud et humide pour moi, l’école de Bukit Tinggi était minuscule (moins de 400 élèves de la maternelle au bac). Venant de Stanislas, j’étais un peu déçu. Je suis parti le jour des résultats du Bac, avec la ferme intention de ne jamais revenir. Au terme de mes études, je suis pourtant revenu… Pour 3 mois… Et je suis resté. J’ai grandi avec Singapour et j’ai pu voir la superbe transformation de la cité-Etat. Ce que je trouvais trop petit est devenu gigantesque à l’instar du LFS… Oups l’IFS… 

[…]

Sur le plan économique, les années 2000 ont mis en lumière la fragilité de ces pays qui ont grandi très vite ou trop vite. Les crises de 2001 et de 2007 ont été particulièrement violentes. Heureusement Singapour a su prendre des mesures fortes pour limiter la casse. Je me souviens, par exemple, de ma surprise en voyant ma facture d’électricité réduite de 25% du jour au lendemain. La capacité de réaction de Singapour est réellement impressionnante ! Des événements comme le 11 septembre ont également eu un impact.  Ami des États-Unis, Singapour était considéré comme intouchable. La sécurité au sens large est un vrai atout. Même si, depuis ce jour, plus personne n’est intouchable, il règne tout de même un vrai sentiment de sécurité et, honnêtement, j’adore ! 

[…]

 

Au fil des années, vous vous êtes engagés au sein de différentes institutions françaises à Singapour. Lesquelles ?

Je suis très Français. Je ressens constamment (et encore après 32 ans) le besoin de me sentir en France. C’était tout d’abord le LFS en tant qu’étudiant. Je ne me suis jamais fait prendre pour être sorti du lycée sans autorisation. Disons donc que ça n’est pas arrivé… Je me suis néanmoins à plusieurs reprises retrouvé face à l’assistante du Proviseur en attendant une sanction souvent méritée. 30 ans plus tard, il est amusant de noter que Kamini est toujours l’assistante du Proviseur… 

Ensuite la Chambre de commerce en tant que membre du groupe « jeune », puis membre et co-Président du Business club. Ici nous avons travaillé à la création d’un réseau de professionnels très important pour développer des synergies. Un jour, dans une réunion du Business club, j’ai proposé un tournoi de pétanque… A l’époque je croyais avoir une chance de le gagner… Toujours à la Chambre de commerce, après quelques années de bons et loyaux services, j’ai été élu administrateur et enfin vice-Président. J’ai été « mis à la retraite » de cette belle association après 4 mandats (le maximum). 

Dans l’intervalle j’étais entré au Conseil Exécutif du LFS. Le Président de l’époque était mon ami. Un jour il me dit : « Tu mets ton fils en très petite section ? Ça tombe bien j’ai besoin de quelqu’un au Board pour s’occuper du projet de construction de la maternelle… » Là encore, je réponds bien sûr ! Les projets se terminant à chaque fois sur des nouveaux projets, j’ai donc aidé à la construction des 2/3 du campus actuel. Et je ne parle pas du projet à venir. L’IFS est un superbe établissement et le sera encore plus demain ! J’en suis aujourd’hui le Président, jusqu’à ce que je sois là encore mis à la retraite pour avoir atteint le nombre maximum de mandats…

Je suis également Conseiller du Commerce Extérieur quand l’IFS me laisse respirer. Enfin, je représente Monaco à Singapour et je coorganise des levées de fond pour la Fondation Prince Albert II de Monaco pour l’environnement. Au-delà des levées de fonds, nous avons maintenant le projet de mettre en place des actions localement. J’ai toujours besoin que ça bouge ! Les institutions françaises sont très importantes à Singapour. Pour moi, personnellement, elles sont vitales. J’ai besoin de ne pas oublier que je suis Français…

[…]

 

Comment envisagez-vous votre avenir ? 

L’avenir se conjugue normalement chez moi de 3 mois en 3 mois. Là, je dirais a priori à Singapour, au moins jusqu’au Bac de nos loulous… Peut-être plus… Mais je serai dans 1 an et demi à nouveau à la retraite… Cette fois ci de l’IFS… 

Il ne me restera plus beaucoup d’institutions françaises pour m’aider à continuer à me sentir Français… Pourquoi pas le Petit Journal ?! 🙂


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